Il y a 99 ans, le 7 mars 1917, un disque 78 tours du groupe « Original Dixieland Jass Band » est mis sur le marché par la « Victor Talking Machine Company ».

Ce 78 tours sera considéré comme le premier disque de jazz. Dans ce début de 20ème siècle, la société américaine est dominée par une ségrégation raciale dont les répercutions n’épargnent pas la musique : parmi les cinq musiciens qui enregistrent ce premier disque de jazz, on ne trouve aucun Noir.

 

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L’histoire commence à Chicago, le 26 février 1917, dans les studios du label « Victor Talking Machine Company ». L’orchestre « Original Dixieland Jass Band » (ou « Original Dixieland Jazz Band »), composé de cinq musiciens — cornettiste, clarinettiste, pianiste, batteur, tromboniste — bouleverse le monde de la musique en enregistrant le premier disque de jazz.

Il s’agit d’un 78 tours avec deux morceaux : « Livery Stable Blues » et « Dixie Jass Band One Step ».

Le 7 mars 1917, il y a 99 ans, ce premier disque de jazz est mis sur le marché et remporte un certain succès — un million et demi d’exemplaires vendus — même si les puristes jugent ce « jazz plutôt ordinaire, pour ne pas dire médiocre, comparé à celui des grands jazzmen noirs de l’époque ».

 

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À l’origine de cet « enregistrement historique » de 1917, cinq musiciens de la Nouvelle Orléans — et, ironie de l’histoire, tous blancs… — : Nick La Rocca (cornet), Larry Shields (clarinette), Eddie Edwards (trombone), Henry Ragas (piano) et Tony Sbarbaro (batterie).

Le durcissement des lois « Jim Crow » sur la ségrégation raciale en Louisiane, dans les années 1890, agira comme un frein sur le développement du jazz : « Les musiciens professionnels de couleur ne furent plus autorisés à se produire en compagnie de musiciens blancs ».

 On situe généralement l’apparition du jazz — musique issue de la culture afro-américaine et de l’esclavage — précisément à La Nouvelle-Orléans dans le delta du Mississippi, à la fin du 19ème siècle ou au début 20ème siècle selon les sources.

Si l’« Original Dixieland Jazz Band » est resté gravé dans l’histoire du jazz pour les raisons que l’on connaît, en revanche, par la suite, l’orchestre ne connaîtra plus de véritable succès et disparaitra en 1925, dissout par Nick La Rocca, frappé par une profonde dépression.

Quoi qu’il en soit, il faut reconnaître à l’« Original Dixieland Jazz Band » d’avoir largement contribué à populariser le mot « jazz » dès 1917.

7 Lames la Mer

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“Livery Stable Blues” (partition de 1917 de Alcide Nunez and Ray Lopez) : un des deux morceaux du premier disque de jazz. Le dessin est particulièrement représentatif des stéréotypes racistes de l’époque.

MERCI au site d’informations  7 Lames la mer créé par mes amis réunionnais Nathalie Legros et Geoffroy Géraud Legros pour la publication, le 7 mars 2016, pour cet article sur le premier disque de jazz.

Leur site sans langue de bois est consacré aux « réalités émergentes de la Réunion, de l’Océan Indien et du Monde » et partenaire de www.planetefrancophone.fr

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