CHRISTEL KERN : LA CONVAINCANTE MÉTAMORPHOSE SELON LIONEL COURTOT

Un peu plus d’une heure de concert sans temps mort, une quinzaine de titres et surtout une belle évidence.

Celle d’avoir assisté vendredi 29 septembre 2017 à une grande première : la convaincante “métamorphose” de Christel Kern. Explications.

 

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UNE INTENSE PRÉSENCE SCÉNIQUE AVEC UN RÉPERTOIRE RÉALISTE

C’est à l’Espace Culturel de Souffelweyersheim, à un quart d’heure de voiture de Strasbourg, qu’a eu lieu ce concert qui, à bien y réfléchir, prend des allures de nouvelle étape dans la vie de la chanteuse , en attendant la sortie de son nouvel album prévu en 2018.

L’artiste assurément bien connue pour ses prestations scéniques enrichies de divers accessoires roses (chapeau, boa, etc) a cédé la place à une chanteuse infiniment plus sobre. Plus intense aussi car justement débarrassée de toute cette éclatante et affriolante apparence qui masquait sa voix, sa gestuelle. Et dissimulait inévitablement l’aisance scénique d’une artiste qui raconte la vie, sa vie, la vie des autres avec des mots bien à elle, entre décontraction et émotion, humour et gravité … au point qu’après certaines chansons le public a marqué un bref silence – histoire d’encaisser l’intensité ce qu’il venait d’écouter  – avant d’applaudir…

Oui, ce spectacle aura pris ce vendredi soir à Souffelweyersheim des allures de véritable grande première.

Et sa captation permettra sans aucun doute à celles et ceux qui n’ont pas été présents de bien se rendre compte de cette fameuse métamorphose provoquée par celui qui a remis en question sa “personnalité publique” : l’auteur et metteur en scène Lionel Courtot.

 

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CONCERT D’UNE QUINZAINE DE TITRES EN CINQ PARTIES

Sur la quinzaine de titres du concert dédié à sa mère, seulement deux ont été offerts par Christel Kern chantant dans sa fameuse “tenue rose”.

C’est largement suffisant pour confirmer ce changement de cap qui, sans mettre entre parenthèses la personnalité extravertie de l’artiste, permet cependant de l’apprécier autrement. Plus sobrement sans aucun doute.

Plus authentiquement aussi … d’autant plus que ce spectacle a été découpé en cinq parties sans que le public ne se rende compte. Du moins pas de manière démonstrative  du genre “maintenant je vais vous chanter une chanson triste … un refrain joyeux … une mélodie entraînante” “.

Rien de tout cela dans les brèves interventions de la chanteuse entre les divers titres qui se sont enchaînés de la sorte : Rencontre avec le personnage; Rencontre avec le public et la musique; Début de l’âge adulte et le réveil des sens ; L’émotion, les fractures, les blessures; L’épanouissement, la liberté, la réussite.

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RÉCITAL EN CRESCENDO AVEC JÉRÔME WOLF ET MICHEL OTT

En somme un concert en crescendo débuté par “Ma souris sourit” et achevé en apothéose avec “Disque d’or” et “Un peu pas comme comme les autres” Juste avant un rappel marqué par “Ma vie en rose” repris par le public qui ne s’est pas privé de montrer sa satisfaction.

Autre point non négligeable : Christel Kern ne se contente pas d’interpréter les chansons mises en musique par Oliver Schmidt, Luke Arno, Grégory Ott, Jérôme Richard, Murta Oztürk, Clément Dague.

En effet TOUS les textes sont d’elle, ce qui donne à ce tour de chant des accents autobiographiques pour qui sait lire entre les lignes, et qui connait un peu le parcours personnel et artistique de Christel Kern. 

Mention très spécialiste aux deux complices de Christel Kern : le contrebassiste Jérôme Wolf et le pianiste Michel Ott. D’où un trio des plus convaincants avec deux musiciens et une chanteuse sans percussions ni autre instrument.

De quoi donner envie de retrouver Christel Kern dans ce répertoire réaliste sur d’autres scènes régionales – voire nationales – d’autant plus qu’elle était entourée à l’Espace Culturel des 7 Arpents par une poignée d’efficaces professionnels tels l’ingénieur du son Antony Bedez et Daniel Kipper aux lumières.

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Texte et photos ALBERT WEBER

CLÉMENTINE DUGUET : APÉRITIF -CONCERTS AVEC ALLAIN LEPREST

Un apéritif-concert pour savourer une quinzaine de chansons d’Allain Leprest interprétée par Clémentine Duguet !

 

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En voilà une (très) belle initiative organisée par Christel Kern , chanteuse d’Alsace et organisatrice d’événements.

DANS L’ANCIEN CELLIER DE LA SEIGNEURIE DU XVIème SIECLE

Rendez-vous avait étédonné vendredi 11 décembre dans … mais oui … l’ancien cellier de la Seigneurie d’Andlau, en Alsace.

En l’occurrence l’Hôtel Renaissance du XVIème siècle des comtes d’Andlau situé à côté de la mairie. C’est à présent un CIP : un Centre d’Interprétation du Patrimoine dirigé par Sophie Reeb sous l’égide de la Communauté de communes Barr-Bernstein.

Ce haut-lieu chargé d’Histoire se trouve au coeur d’une des cités alsaciennes les plus célèbres sur la Route du Vin. Et il est désormais connu sous l’appellation “Les Ateliers de la Seigneurie” avec comme slogan “Le patrimoine au bout des doigts”.12322958_916089091805579_5505261168811687930_o

 

DÉGUSTATION DE TROIS CÉPAGES

C’est donc entre dégustation de vins et refrains de Leprest que Clémentine Duguet s’est promenée avec entrain.

Comme le raconte la correspondante des Dernières Nouvelles d’Alsace : “Un viticulteur a fait déguster trois cépages de son domaine : un Clos du Val d’Eléon, grand cru du Wiebelsberg et un vendanges tardives 2010 produit sur le grand cru du Moenchberg.

Le tout associé à un succulent menu : saumon à la sauce raifort, salade de pommes de terre et pommes, foie gras sur canapé en pain d’épices et assortiment de pains d’épices d’un fabricant régional en dessert. Un vrai régal”.

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15 CHANSONS, DES ANECDOTES ET DES SALVES D’APPLAUDISSEMENTS

Autre “vrai régal” : le concert spécial Leprest !

Face à Clémentine Duguet, une trentaine de personnes, dont la plupart n’avait jamais entendu parler du créateur de “La dame du 10ème” : titre de la première chanson d’un concert deux parties clôturé par “Mademoiselle sur le pont”.

“Joaquim Agostino” ; “Le fou de bassan”; “Le copain de mon père” ;” La gitane” ; “Arrose les fleur”s ; “L’homme à la pie” ; “Copito de Nieve de Barcelone” ; “Le temps de finir la bouteille” ; “A Courtimanche sur Essone”; “Toi qui ne demandes rien” ; “Une valse pour rien”.

Pratiquement chaque chanson d’Allain a été précédée d’une explication, d’une anecdote, d’une mise en situation signée Clémentine Duguet.

Histoire d’en savoir un peu plus sur celui qui a notamment inspiré les derniers ouvrages de Nicolas Brulebois (Dominique Christ) et Marc Legras.

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SOBRE, EFFICACE ET INTENSE

Tour à tout intense, douce et impulsive, Clémentine Duguet a chanté Leprest avec conviction. Avec une énergie qui fait chaud au coeur.

Une interprétation à la fois sobre et efficace offerte avec trois complices : Yves Nabarrot (guitare) , Marie Ladret (piano et 2ème voix sur cetains titres), et Jean-Michel Eschbach (accordéon-bandonéon).

Surprise : en guise de final, place non pas à une dernière chanson d’Allain mais direction “L’impasse des oiseaux” chère à … Maxime Leforestier !

A en juger par les réactions de l’assistance, ainsi que celles de Christel Kern et Sophie Reeb, cet apéritf-concert aura été une incontestable réussite. Tant par la qualité du concert que l’écoute du public.

Avec au premier rang un auditeur pas comme les autres : l’historien et ancien maire d’Andlau Maurice Laugner. Sans sa détermination à sauver et restaurer ce batiment historique, La Seigneurie ne serait aujourd’hui plus qu’un souvenir.

Quant à Clémentine Duguet, elle prépare un nouvel album consacré au père de Fantine Leprest. Sortie courant 2016.

Albert Weber

http://www.lesateliersdelaseigneurie.eu

http://www.clementine-duguet.com

http://www.christelkern.com/Accueil.html

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