LE BARABLI EN 3 ALBUMS ET UN LIVRET AVEC RONALD HIRLÉ ET JEAN-BAPTISTE MERSIOL

Le coffret de trois CD paru chez Frémeaux & Associés devrait être savouré par tous ceux qui, en Alsace ou ailleurs, s’intéressent à l’histoire artistique et culturelle de cette région dans laquelle s’enracinent dans de créateurs, et pas uniquement dans la chanson.

Coup de projecteur entre sketches et chansons sur le Barabli et sur deux de ses repères aussi inspirés qu’incontournables : Germain Muller et Mario Hirlé.

 Premier constat, et il est de taille.

Ce coffret résulte d’une efficace collaboration entre RONALD HIRLÉ (fils de Mario Hirlé et auteur du livret) et Jean-Baptiste Mersiol qui assure la direction artistique.

Une sacrée aventure humaine et technique aussi, comme l’explique Jean-Baptiste Mersiol  “La plupart des bandes ayant été perdues, nous avons utilisé les disques originaux. C’est une magnifique compilation réalisée grâce aux concours des héritiers Muller/Hirle”.

A la fin des sept pages abondamment illustrées du livret, Frémeaux & Associés remercie d’ailleurs  “pour leurs contributions à la réalisation de ce coffret” Ronald Hirlé et Jean-Baptiste Mersiol ET AUSSI Patrice Muller, fils de Germain et de Dinah Faust. laquelle est aussi remerciée dans ce texte sous le nom de Anne-Laure Muller.

 

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22 novembre 2017, Salle du Barabli, Ronald Hirlé et Jean-Baptiste Mersiol

 

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UN INCONTESTABLE TRAVAIL D’ORFÈVRE RÉALISÉ EN STUDIO

Que dire de ce coffret de 42 titres, de la restittion des chansons, des monologues, des sketches ?

C’est incontestablement un travail d’orfèvre qui a été réalisé dans le studio de Jean-Baptiste Mersiol.

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En prenant le temps de l’écouter, album après album, on est submergé par plein de sentiments : de l’émotion bien sûr en songeant à ces années Barabli qui ont tant marqué l’Alsace …

de l’enthousiasme pour la si grande diversité de sujets abordés par Germain Muller au fil des années et des revues satiriques …

de l’admiration pour l’inspiration de Mario Hirlé …

D’où ce constat signé Ronald Hirlé sur la complicité entre les deux créateurs : “Cet amour commun de l’Alsace, cette révolte partagée contre l’effritement du parler, de la culture des traditions de la terre natale ont fait la pérennité et la fécondité du tandem Germain Muller – Mario Hirlé. Paroles et musique du “Barabli” coulaient harmonieusement de la même source. Les deux amis restent inséparablement réunis dans tous ces airs qui chantent encore, et pour longtemps, dans la mémoire des Alsaciens, à commencer par les complaintes nostalgiques puisées aux racines de la province, “D’Alamanisch Wehmut” et surtout “Mir sin schins d’Letschte…”, ce poignant chant du cygne du dialecte alsacien”.

 

Enfin, redde m’r nimm devun” / Enfin n’en parlons plus” : l’unique pièce de Germain Muller écrite en 1979.

  

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PIERRE KRETZ : “L’ÉNORME RÉSONANCE DU BARABLI DURANT PLUS DE 40 ANS”

Il faut VRAIMENT prendre le temps de replonger dans l’ambiance de ces revues dont la liste détaillée est bien mise en valeur dans le livret, de même que les références de TOUS les sketches textes signés Germain Muller et aussi de TOUTES les chansons aux paroles de Germain Muller et musiques de Mario Hirlé.

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ASSURÉMENT toute une époque, qui inspire les réflexions suivantes à Pierre Kretz dans son livre “La langue perdue des Alsaciens” (Éditions Saisons d’Alsace, 1995) : “Germain a eu probablement dès le départ l’intuition de la mort prévisible du dialecte et des questions sur “notre” devenir que susciterait cette mort. 

Car le “nous” est présent dans “Redde MIR nimm devun” comme dans “MIR sen schienst d’letschde”. Il y a d’ailleurs quelque chose d’étrange à juxtaposer ces deux phrases clés de l’univers de Germain Muller. La première nous invite à oublier le passé, la seconde autoproclamée que nous n’avons aucun avenir en tant que peuple, que nous sommes les derniers, d’letschde, d’allerletschde. L’énorme résonance des spectacles du Barabli dans la région pendant plus de quarante ans démontre à quel point ils ont été le reflet de la mentalité dominante de ses habitants”

 

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22 novembre 2017. Salle du Barabli, Patrice Muller, Jean-Baptiste Mersiol et Dédé Flick

 

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Une des pages du livret de Ronald Hirlé

 

“DE SAINT-LOUIS A WISSEMBOURG ET DE BÂLE A BADEN-BADEN”

“Une période qui n’existera plus jamais… ! “ affirme Ronald Hirlé qui se pose à juste titre une série de question :

“Germain a-t-il jamais voulu donner suite à quarante-deux années de succès d’une seule idée, d’un seul homme, porté au paroxysme par une équipe hors pair ?

Le public attendait qu’il prolonge son œuvre, or chaque auteur est unique alors que dire d’un créateur, qui est aussi l’acteur principal et fondateur de sa troupe ?

Durant près d’un demi-siècle, la troupe de comédiens se produisit une soixantaine de fois chaque année, de Saint-Louis à Wissembourg et de Bâle à Baden-Baden… La dernière revue de 1988, dépassa les cent représentations !”

 

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22 novembre 2017. Dédé Flick devant son portrait dans la salle du Barabli, à côté de ceux de Roger Siffer et Jacques Martin

 

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Extrait du livret de Ronald Hirlé

 

QUAND GERMAIN MILLER COMMANDAIT UNE CHANSON À ROGER SIFFER …

Et bien sûr Roger Siffer qui, dans sa fameuse Choucrouterie ouverte en 1984 perpétue chaque année la tradition de la revue satirique. 

 

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Roger Siffer durant une répétition du Barabli

 

Au Barabli la saison théâtrale débutait en décembre. Et Roger Siffer y sera sur scène durant deux saisons : 1970-71 et 1971 -72.

C’est en l’ayant vu dans une émission de télévision avec le poète du Sundgau Nathan Katz que Germain Muller invite Roger Siffer à le rejoindre au Barabli :  “Il a été mon père spirituel, je l’ai d’ailleurs perdu la même année que mon père naturel“.

Et c’est Germain Muller qui va lui suggérer d’écrire une chanson sur une winstub strasbourgeoise  … ce qui va inspirer à Roger Siffer l’idée d’un de ses titres les plus connus, “Mademoiselle Anne-Marie” : un bistrot de la vallée de Villé et non pas de Strasbourg !

“Primitivement, elle devait répondre à une “commande” de Germain Muller qui voulait un air à la gloire des Winstubs strasbourgeois où “il n’y a plus ni maoïste, ni gaulliste, ni jeune, ni vieux, où tout le monde s’entend bien”. Siffer lui a préféré le petit bistrot de quartier de Madame Anne-Marie à Triembach qui appartenait à la mère de son ami “de Neger Freddel”. Pôle d’attraction de tous les jeunes de Villé ou de Maisongoutte, on s’y retrouvait en permanence, soit pour recopier les devoirs, soit pour boire et chanter sur un air d’accordéon au cours de soirées interminables où le petit blanc coulait à flots.

Le bistrot de “Mademoiselle Anne-Marie” est ainsi devenu le berceau de l’inspiration de Siffer. La chanson est une évocation de ces “samstig’s owa” (samedis soirs) passés dans la bonne humeur, en même temps un hommage sur un air de valse, au winstub de son enfance” (Extrait de ” Follig Song un andri Lieder”, 1975)

 

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Jean-Pierre Schlagg, Dinah Faust et Rober Siffer

 

UN COFFRET À DÉCOUVRIR … ET A OFFRIR

Si ce coffret de trois albums vous a donné envie d’en savoir plus sur le Barabli et sur Germain Muller, plongez donc sans retenue dans la biographie de 510 pages de Bernard Jenny (Do Bentzinger Editons, 1997), dans le numéro spécial de la revue ”Saisons d’Alsace ” en mars 2014 : deux pistes de lecture parmi bien d’autres !

 S’y ajoute un très intéressant site de l’INA  divisé en six parties avec nombre de vidéos situées dans leur contexte historique : Homme aux multiples facettes ; Alsace ; L’homme de télévision; Sketches du Barabli; Chansons du Barabli ; Seul sur scène.

D’où ces quelques captures d’écran de vidéos à visionner … après avoir écouté les trois CD de ce coffret que je vous recommande sans hésitation : une formidable immersion qui permet sous le label Frémeaux et Associés, de mieux comprendre le Barabli, Germain Muller, Mario Hirlé, Dinah Faust et … tous les autres.

A savourer sans modération évidemment.

 
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Dinah Faust dans le rôle de Danielle Gilbert et Robert Breysach alias Désiré
 
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Entretien de Germain Muller filmé à la Maison Kammerzel à Strasbourg

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Mario Hirlé à l’honneur sur le site de l’INA

 

La leçon d’alsacien pour les “femmes de l’intérieur”

 

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De gauche à droite : André FLICK, Christiane CHAREL, Christian HAHN, Cathy BERNECKER, Jean-Pierre SCHLAGG, Elisabeth BEST, Michel PIERRAT, Anne WENGER, Charles LOBSTEIN.

 

 A DÉCOUVRIR AUSSI UNE “ANTHOLOGIE DU PATRIMOINE MUSICAL ALSACIEN “

Hé oui, Jean-Baptiste Mersiol n’est pas à sa première réalisation chez cet éditeur musical.

En effet, en 2017, “Frémeaux et Associés” a édité une “Anthologie du patrimoine musical alsacien” consacrée aux “musiques folkloriques et régionales” de la période 1953-2015. Déclinée sous la forme d’un coffret de deux CD, cette initiative était déjà signée Jean-Baptiste Mersiol, auteur-compositeur-interprète, arrangeur, ingénieur du son et créateur du Label Akoufène.  

Article à lire ICI  

TEXTES ET PHOTOS ALBERT WEBER

SITE DE FRÉMEAUX ET ASSOCIÉS

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Jean-Pierre Schlaag dans la peau d’un Alaman sur la scène du Barabli …

 

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.. et Place Kleber en juillet 2018 avec Julien Hachemi et Gaël Sieffert chantant “E Stickel Barabli” en hommage à Germain Muller

 

 
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Un des 11 titres de l’album paru pour les 20 ans de carrière de Jean-Pierre Schlaag

 

“CLÉMENTINE CHANTE LEPREST” : POUR LES PASSIONNÉS D’ALLAIN … ET LES AUTRES !

Enregistrer un 2ème album exclusivement consacré à Leprest en trois ans c’est sans aucun doute prendre des risques.

Assurément de sérieux risques car les passionnés du grand Allain sont connus pour leur incontestable exigence doublée d’un inévitable art de la comparaison entre version originale et reprise d’interprète. Et c’est d’autant plus compréhensible que les enregistrements reprenant Leprest sont nombreux depuis son suicide à 57 ans, le 15 août 2011.

Coup de projecteur sur le nouvel album de Clémentine Duguet, dont la voix s’enracine au fil des CD dans nombre de répertoires des plus diversifiés, bien au-delà de son Alsace natale.

 

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Une pochette signée Franyo Aatoth pour ce 2ème CD de Clémentine consacré à Allain

 

“DES MOTS LUI SORTAIENT DE PARTOUT”

Clémentine Duguet aime vagabonder dans l’univers de Leprest, et y repérer des titres souvent moins connus que d’autres. D’où ses deux albums sortis en trois ans et exclusivement consacrés à Allain.

Voici trois ans sortait un premier album composé de 22 titres d’Allain Leprest repris par Clémentine Duguet. Rebelote en cette nouvelle année avec un CD de 24 titres enregistrés en deux semaines de studio : d’où 78 minutes et 42 secondes qui devraient retenir l’attention des amoureux de l’univers de Leprest.

24 chansons de Leprest ? Pour être précis disons 23 car l’avant-dernier titre, “Merci Monsieur” est à vrai dire un texte de Clémentine Duguet. Des paroles qu’elle dit sur une musique de Romain Didier composée pour “Chanson “Marine” du spectacle “Francilie” dont Allain avait écrit les paroles.

Attachée depuis des années à l’œuvre de Leprest qu’elle avait revue en concert à L’Alhambra en 2009, Clémentine raconte Allain d’une voix à la fois assurée et d’une évidente sensibilité.

Mais sans sensiblerie : “Mais des mots et des mots/Lui sortaient de partout/Comme un flot de farine/De vent et de cailloux/Le vin de Joséphine/ Le cul du Cotentin/Le ciel de Gagarine/ Le Canal Saint Martin/ Et des mots et des mots lui sortent de partout/Et moi chopin chopine/ Je m’écharpe de lui/ Je me colle ces rustines/ Graines de bois de lit/ Sur mon cœur de tartine/ Merci Monsieur merci”.

Quant à “Mec”, dernier titre de ce nouvel opus, il est offert non par Clémentine Duguet mais par Marc Trubert dont la voix est assurément bien proche de celle d’Allain. La photo publiée du texte montre d’ailleurs les deux amis photographiés “au piano du Connétable le 15 juillet 2002 très tard dans la nuit”.

Outre le dessin de la pochette signé Franyo Aatoth,  la présentation des chansons manque visibilité. Dommage les noms des créateurs des chansons soient imprimés en blanc, ce qui n’est pas des plus heureux vu les autres couleurs utilisées.

S’y glisse aussi deux erreurs relevées par Clémentine Duguet sur sa page Facebook : “Avec toutes nos excuses à JeHan pour avoir volé sa version de Chanson Bateaux (avec un X !) en en attribuant la musique à Romain Didier”.

 

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23 chansons de Leprest et un texte de Clémentine sur une musique de Romain Didier

 

 24 INTERPRÉTATIONS ENTRE DOUCEUR ET ÉMOTION

S’il est évident que chacun se forgera sa propre opinion de “Clémentine chante Leprest 2″, quelques points de repère s’imposent.

Il ne faut évidemment pas vouloir retrouver dans le timbre de voix de Clémentine Duguet l’interprétation à fleur de peau d’Allain Leprest. Elle offre ici sa propre vision, sans doute moins extravertie que les titres originaux.

A l’instar d’autres chanteuses qui ont repris Leprest, cet album permet d’apprécier Leprest d’une autre manière. Un choix artistique enraciné dans une talentueuse complicité entre la chanteuse et ses trois musiciens : Yves Nabarrot (guitare, voix) et Marie Ladret (piano, claviers, voix) et Jean-Michel Eschbach (accordéons, accordina). 

D’où une atmosphère tout à fait particulière à savourer dans chaque titre de “Clémentine chante Leprest 2″ : entre douceur et émotion, avec un regard plein de tendresse envers Allain exprimée avec justesse par la chanteuse.

 

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“INTENSE, DOUCE ET IMPULSIVE”

En décembre 2015, lors d’une soirée présentée par la chanteuse Kristel Kern à Andlau, en Alsace, Clémentine Duguet avait présenté un spectacle de chansons toutes puisées dans le répertoire d’Allain.

Elle y était alors accompagnée par les trois musiciens qui l’ont suivi dans cette nouvelle aventure discographique.

Dans un article consacré à ce concert, j’avais ainsi qualifié l’interprétation des chansons de Leprest : “Tour à tout intense, douce et impulsive, Clémentine Duguet a chanté Leprest avec conviction. Avec une énergie qui fait chaud au coeur.  Une interprétation à la fois sobre et efficace offerte avec trois complices : Yves Nabarrot (guitare), Marie Ladret (piano et 2ème voix sur certains titres), et Jean-Michel Eschbach (accordéon-bandonéon)”.

A bien écouter ce nouvel opus, j’y retrouve les divers repères qui avaient retenu mon attention à Andlau.

Marquée à ce jour d’une belle douzaine d’enregistrements, la discographie de Clémentine Duguet vient de s’enrichir d’un nouvel opus qui mérite une large diffusion auprès des amoureux d’une chanson de qualité. Sans colorants artificiels. Donc pas nécessairement celle qui est diffusée habituellement sur les ondes…

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Sorti en 2015, 1er album de “Clémentine chante Leprest” compte 22 chansons 

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“LA CHANSON FAIT PARTIE INTÉGRANTE DE LA VIE POPULAIRE ET SA PLACE EST PARTOUT”

Elle en a fait du chemin, Clémentine, depuis ce printemps 1998 où je lui avais consacré une double page dans le trimestriel Chorus n° 23 sous le titre “L’inconnue d’Alsace”.

Au fil des ans, elle s’est forgée un répertoire, une expérience, un vécu qui témoigne d’une incontestable passion pour la chanson aux multiples sujets. “J’ai chanté le passé, le vin, la bière, la nuit, l’amour, l’érotisme, la guerre, le Front Populaire, le pub, les voitures, le mariage, la Belle Époque, la nature, les guinguettes, les enfants, le chocolat, … Et j’ai revisité avec délectation l’histoire de France qui m’avait tant ennuyée en classe” confie-t-elle dans un livre de témoignages sur la Choucrouterie fondée en 1984 à Strasbourg par Roger Siffer (“Quand la Choucroute … rit”, Éditions La Nuée Bleue, 2003).

Et d’affirmer quelques lignes plus loin : “La chanson fait partie intégrante de la vie populaire et sa place est partout. J’ai ainsi chanté dans des caves, des hôpitaux, des maisons de retraites, des écoles, des restaurants, des prisons, des cirques, des entreprises, des bateaux, des garages, des parkings, des garderies, des trains, des gares, des banques, des camions, des jardins, des expositions, des musées, des bibliothèques, des radios, des télés, des cabarets, des guinguettes, des gymnases, des fermes, des foires, des cours … Et puis bien sûr la Choucrouterie a servi de tremplin à toutes ces pérégrinations puisque la plupart de mes spectacles y ont été créés”.

“Clémentine chante Leprest 2″ ? Un album qui séduira – je l’espère – les personnes sensibles à Allain Leprest et qui font preuve de curiosité. Et plus globalement les passionnés d’une chanson qui mérite de (sur)vivre en cette époque marquée par trop de fausses valeurs artistiques et culturelles.

 

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Jean-Michel Eschbach au concert d’Andlau

 

 TEXTE ET PHOTOS ALBERT WEBER

PHOTO MILO LEE (1ère photo de l’article, également dans la pochette du CD)

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