FESTIVAL L’ACCORDÉON PLEIN POT ! : CAP SUR LA FRANCOPHONIE D’AMÉRIQUE DU NORD !

Pas de doute, dès ce samedi 24 mars il devrait y avoir de l’ambiance du côté de Saint-Quentin-la-Poterie !

Le Festival L’Accordéon Plein Pot ! n’aura pas encore débuté “pour de vrai” mais un savoureux avant-goût sera proposé ce jour-là entre conférence musicale et concert.

Coup de projecteur sur une 12ème édition enracinée avec bonheur dans une talentueuse francophonie du 8 au 13 mai dans ce village du Gard.

Soyons francs. C’est un passionné de musiques et chansons francophones d’Amérique du Nord, Patrick Plouchart qui m’a informé de ce festival. Sans lui je serai sans aucun doute passé à côté de ce feu d’artifice de talents francophones.

L’ancienne signature de Trad Magazine – revue hélas disparue en juillet 2017 sans même prévenir ses fidèles  abonnés dont j’étais … – m’a en effet parlé avec enthousiasme de cette manifestation à multiples facettes. 

Évidemment, il y a des concerts mais pas seulement … comme vous le détaille avec force précisions le programme à découvrir ICI .

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Et avant même que le festival ne débute “officiellement”, la journée du samedi 24 mars mérite d’être évoquée pour deux rendez-vous :

d’abord une  CONFÉRENCE MUSICALE animée par Roger Morand , accordéoniste reconnu comme un des meilleurs spécialistes européens des genres cajun/zydéco, et Jean-Marie Ferrat et Guy Vasseur ...

et le soir un CONCERT sauce Rock & Country avec Sarah Savoy, “the Princess of Cajun” , Issue d’une famille de musiciens légendaires de Louisiane. Chanteuse, accordéoniste, guitariste, cette artiste multi-instrumentiste. Elle se distingue du registre traditionnel cajun de ses aînés, avec une touche épicée de rock’n’roll un peu coquin.

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“UN CONTINENT QUI S’OUVRE A VOUS”

Cet avant-goût des plus prometteurs devrait vous donner envie d’en savoir plus sur cet événement marqué par plusieurs stages de musiques présenté en ces termes, au nom de L’Office Culturel, par sa présidente, Sylvie Carre :

“Cette année l’APP !, c’est l’Amérique !”. Pas un pays de replis, d’écrans et de murs. Notre Amérique – en doutez-vous, chers amis, qui êtes attentifs depuis 12 ans aux plis si variés de notre accordéon? – est une contrée festive, légère, colorée et gourmande, un continent d’échange et de générosité. les musiques cajun, zydéco, jazz New-Orleans, rock, blues, folk, trad québécois… Ici se parlent, s’influencent en douceur, discutent fraternellement et portent aux nues l’envie de se connaître mieux. Un continent qui s’ouvre à vous….

 

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Les Tireux d’Roches en Alsace au Printemps des Bretelles, Festival des accordéons du monde (Photo Albert Weber)

 

Pas de doute, pour découvrir “ce continent qui s’ouvre à vous”, le public bénéficiera de guides hors-pair.

J’en apprécie certains depuis des années pour les suivre dans leur parcours artistique tel l’auteur-compositeur-interprète québécois Steve Normandin surnommé à juste titre “L’accordéoniste voyageur” (photo ci-dessus) … les groupes Les Tireux d’Roches  et  Cajun Morand Band présentés sur mon site pour la sortie des albums Marcher Plancher” et aussi Une limonade ?”  !

Quelques noms d’artistes et de groupes parmi bien d’autres à découvrir ICI et aussi sur scène à Saint-Quentin-la-Poterie dans le Gard !

Page Facebook de L’Office Culturel

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STRASBOURG : MALOYA RÉUNIONNAIS A VOLONTÉ AVEC DANYEL WARO

Un concert de Danyel Waro à 10 minutes à pied de chez moi ! Quelle chance !

Franchement, ne pas y aller aura été une faute professionnelle pour un passionné de rythmes de l’océan Indien.

Pire un manque de bon sens pour un amoureux des Mascareignes.

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Ça va commencer dans un p’tit moment …

 

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Deux heures de maloya non-stop en créole réunionnais au Centre socio-culturel du Fossé des Treize, un public enthousiaste qui chante et danse, et ne veut pas quitter la salle … et puis une longue séance de dédicaces d’affiches et de CD et nombre de selfies aussi, ce mercredi 14 mars au Centre socio-culturel du Fossé des Treize à Strasbourg.

Et toujours le même accueil chaleureux, fraternel de Danyel dans la loge partagée avec ses musiciens Gilles Lauret, Mika Talpot, Stéphane Gaze, Jean-Didier Hoareau et David Doris

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Danyel Waro et Firmin Viry : une des 6 pages de l’entretien signé Fred Hidalgo pour Chorus / juin 2001

 

INSCRIPTION AU PATRIMOINE MONDIAL DE L’UNESCO

Jusqu’à l’arrivée de la Gauche au pouvoir en 1981, le maloya était rejeté, méprisé, ignoré, combattu autant par les autorités que les gens bien-pensants à la Réunion. Et plus d’un kabar réunionnais – soirée privée se déroulant souvent jusqu’au cœur de la nuit – a été stoppée par l’arrivée des gendarmes. Au milieu des années 70, sans le soutien du Parti communiste réunionnais, pas évident que les 33 tours de Firmin Viry aient pu être enregistrés.

Danse traditionnelle enracinée dans l’Histoire intime de la Réunion, chant d’espoir et de révolte en mémoire des ancêtres arrivés à la Réunion au temps de l’esclavage , le maloya est une très importante composante de l’Histoire artistique, culturelle, sociale de cette île de l’océan Indien.

Et depuis le 1er octobre 2009, le maloya est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO grâce à un dossier présenté par la Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise avec l’aide du PRMA (Pôle régional des musiques actuelles) et, évidemment, le soutien de nombreux artistes.

La Région Réunion avait en effet proposé l’inscription du Maloya au patrimoine culturel immatériel de l’humanité : une inscription synonyme d’immense reconnaissance pour tous les créateurs ainsi que pour toutes celles et ceux qui ont œuvré à sa sauvegarde et à sa transmission.

 

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Juin 2001, Chorus n° 36 : Danyel Waro à cœur ouvert

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EN MÉMOIRE DE JEAN THÉFAINE ET DE CHORUS

Et tout au long du concert suivi avec enthousiasme par l’artiste d’Alsace Yérri Gaspar, (http://exhibitronic.eu/) … j’ai été emporté par un flot incessant de souvenirs entre rencontres, spectacles, événements et retrouvailles avec Danyel durant ma dizaine d’années de journalisme à l’ile de la Réunion …

Des souvenirs également enracinés dans tant de discussions durant les réunions de rédaction du trimestriel Chorus animées par Fred Hidalgo venu plusieurs fois à la Réunion en vue de dossiers où Danyel Waro aura toujours été mis en relief …

… dans les célèbres chroniques “Soleil Noir” de l’ami Jean Théfaine , un des piliers de Chorus disparu trop vite et emporté par le cancer comme l’ami Marc Robine …

… et aussi dans le formidable concert de Danyel en mars 2017 au Train-Théâtre à Portes-lès-Valence savouré avec Patrick Plouchart, collaborateur de la revue Trad Magazine qui n’avait alors pas encore cessé de paraître …

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Mars 2017, après le concert au Train-Théâtre avec Danyel Waro et Patrick Plouchart

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PERCUTANTE DÉCONTRACTION

Pour tous ces souvenirs, et surtout pour ta percutante décontraction à célébrer le maloya, à rappeler le souvenir des Frères Adecalom (un de mes titres préférés comme je te l’ai dit ai dit après le spectacle)… oui pour tout cela et bien d’autres choses merci Danyel.

“Le maloya devrait être remboursé par la Sécu !” : c’est la boutade lancée après le concert à Philippe Conrath.

Oui l’incontournable Philippe : l’ami, le gérant, le chauffeur, le vendeur de CD de Danyel qu’il avait fait tant soutenu dans ses articles dans Libé et aussi dans son festival Africolor !

Et bravo au Festival Jazzdor d’avoir programmé Danyel, figure MAJEURE de la vie artistique et culturelle de la Réunion. Un artiste aussi authentique qu’engagé, et plus jamais FIER de parler, chanter et célébrer sa langue maternelle – le créole – et ÉVIDEMMENT son ile natale.

Oui BRAVO au Festival Jazzdor bien que le maloya c’est pas du jazz !

Et cette manière de mettre en valeur des genres musicaux différents dans le même festival me convient parfaitement.

 

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Dessin de Jacques Poustis dans Chorus : une des illustrations de l’entretien de Danyel Waro paru en juin 2001

 

TEXTE ET PHOTOS ALBERT WEBER

Merci à FRED HIDAGO (CHORUS) et PATRICK PLOUCHART (TRAD MAGAZINE) pour la publication des photos de ces revues.

 

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14 mars 2018 : retrouvailles après le concert de Strasbourg

 

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Mars 2017, Train-Théâtre de Portes-les-Valence. Retrouvailles avec Danyel Waro et Philippe Conrath

 

CONCOURS D’STIMME : 3 JOURS D’ENREGISTREMENT POUR L’ALBUM DE GAËL SIEFFERT

Lauréat du 1er concours D’ Stimme en 2017, Gaël Sieffert vient de passer trois jours dans les studios de France Bleu Alsace pour enregistrer 5 titres de l’album prévu dans le cadre de cet événement.

 

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 Sur ce CD on trouver évidemment “Atmosphère”, le titre lui ayant permis de l’emporter en juin dernier devant 9 autres candidats à la salle des Tanzmatten à Sélestat. Voir ARTICLE ICI. 
 
Et on y découvrira donc les chansons enregistrées dans l’un des studios de la rue Massol à Strasbourg du vendredi 9 au dimanche 11 mars : “E Weijh”, “Heile”, “E Leed”, “Hin un Här” et Schaal”.
 
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Les musiques des chansons sont toutes de Gaël Sieffert et les textes du chanteur-comédien Christophe Voltz, également coach pour la prononciation en alsacien durant ces heures de studio. 
 
Seule exception musicale pour le titre “Heile” dont les compositeurs sont Gaël Sieffert et Jean-François Pastor, également guitariste aux côtés de Gaël Sieffert dans cette aventure menée à bien avec Jean-François Untrau (basse) et Sébastien Kanmacher (batterie).
 
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Gaël Sieffert et Christophe Voltz
 
L’album sortira sous l’appellation VOSTOK PROJECT , le projet né de la complicité entre Gaël Sieffert et Christophe Voltz.
 
Par ailleurs, les deux compères se produisent également dans “ICH BEKUM A AFF”, savoureux spectacle enraciné dans la richesse de la langue alsacienne, entre monologues et chansons.
 
Ils se transforment alors en efficaces cousins de Raymond Devos et Pierre Desproges.  A LIRE ICI.
 
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Christophe Voltz, Gaël Sieffert, Pierre Schott et Jean-François Untrau
 
L’enregistrement de ces chansons a été marquée par l’amical passage de deux chanteurs d’Alsace : Olivier Musica et Pierre Schott , l’ancien membre du duo Raft  venu en voisin puisqu’il est technicien à France Bleu.
 
Et – bonne nouvelle – tous les deux sont sur le point de sortir chacun leur nouvel album.
 
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Christophe Voltz et Olivier Musica
 
Rappelons que le concours D’Stimme est organisé par l’ OLCA (Office pour la Langue et les Cultures d’Alsace et de Moselle) et France Bleu Elsass.
 
Dans quelques jour seront ENFIN rendus visibles  sur le site de France Bleu Alsace les clips des 11 candidats en lice pour la 2ème édition : Cadillac Lilou (Aurélie Diemer) ; Katia Criqui ; Julien Hachemi (Julien Hmi) ; Mister Lucky (Luc Lemenu) ; Patrick Osowieki ; Paddy K. (Patrick Kawski) ; Serge Rieger ; Arnaud Rosfelder (Arnaud Schnee) ; Stichling (Joseph Spinali Wermelinger) ; Gilbert Troendlé et Christophe Voltz.
 
Il sera alors grand temps de voter pour eux !
 
 
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TEXTE ET PHOTOS ALBERT WEBER
 

YVES VESSIÈRE : UN HOMME QUI CHANTE ET QUI GAGNE A ÊTRE CONNU

 Ça fait du bien de parler d’un artiste si peu mis en valeur dans les “grands médias”. Je conserve d’Yves Vessière le souvenir d’un intense concert au Festival Bernard Dimey, voici quelques années.

Henry Tilly, sensible aux talents aussi authentiques qu’ignorés du grand public, a été emballé par la soirée animée par Yves Vessière le 9 février 2018 à la “Fabrique Poïen”. Comme il n’est jamais trop tard pour évoquer un auteur-compositeur-interprète de cette qualité, voici son texte illustré par des photos prises par son épouse Françoise et par lui.

UN REFUGE POTENTIEL IDÉAL POUR “LA CHANSON DE PROXIMITÉ”

Je connais Yves Vessière depuis plusieurs années et ai eu la chance, habitant la même ville d’Auvergne, de suivre son parcours et ses albums. Et, bien entendu, ce qui est le plus intéressant chez ce genre d’artiste, l’évolution de ses textes et de ses mélodies et arrangements.

Si quelqu’un connaît bien la vie en usine, c’est lui puisqu’il y a travaillé toute sa vie, ne s’autorisant la musique et la chanson que comme des “violons d’Ingres”, alors même qu’il les pratique passionnément depuis 1975. Peut-être avait-il compris très tôt le côté hasardeux d’une vie artistique à plein temps ?

Peut-être cet esprit à la fois hardi et sage n’a-t-il pas cru en son propre talent au point de ne s’y risquer qu’en amateur, “fourbissant” patiemment sa guitare et ses chansons sans négliger, par goût et par admiration, de chanter Brassens et quelques autres Grands pour lesquels il s’est pris quelques ampoules aux doigts et quelques crampes au poignet, sur son instrument.

Ce soir, 9 Février, je fais une double découverte : le lieu du concert et la nouvelle forme d’accompagnement choisie par Yves.

Nous sommes à La Fabrique Poïein” dont je ne connaissais que le nom mais qui m’apparaît comme un refuge potentiel idéal pour la “chanson de proximité”, appellation chère à Michel Trihoreau.

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NOUVELLE FORMULE AVEC UN PIANISTE

Il s’agit d’une ancienne grange, bien restaurée,  bien proportionnée, adossée à une maison d’habitation. Le plafond est haut mais pleinement rassurant quand on voit l’échantillonnage des poutres qui le composent et qui, bien que neuves, sont assemblées à tenons et mortaises et chevillées bois. La poutre centrale, elle, n’est visiblement pas neuve mais son état impeccable, sa patine et sa section impressionnante montrent qu’elle  peut voir défiler encore beaucoup d’années …et plus….

 La Fabrique Poïein est un lieu privé, dédié à la culture mais la culture dans sa  forme ouverte, libre, créative, comme l’incarne le propriétaire de cette “oasis”, Gérald Casteras, ancien professeur de lettres classiques, chaleureux et simple mais dont on sent le large éventail des curiosités et une érudition considérable et pourtant sans ostentation. Je vous invite, pour en savoir plus, à découvrir  ICI  le site afin que je puisse vous conter notre soirée.

L’accueil est, à l’image du maître de céans, sympathique et amical et l’on se sent tout de suite à l’aise en apportant son écot au casse-croûte qui suivra le concert (façon “Chantappart”). La météo qui trahit tant de gens en ce moment, a causé beaucoup de défections par rapport aux réservations mais chacun reste stoïque et détendu.

En Auvergne, l’hiver est souvent significatif, même si nous ne sommes pas au Canada et ce soir, la menace de neige et de verglas n’est pas à prendre à la légère. A l’intérieur, le poêle à bois dispense déjà généreusement sa chaleur et les flammes qui dansent derrière la vitre, ajoutent au charme du lieu.

Je découvre donc Yves Vessiere “nouvelle formule”, c’est-à-dire accompagné d’un pianiste. Jusque là, Yves était le plus souvent accompagné par son “vieux” complice Marc Bargero, guitariste exceptionnel dont on peut mesurer le talent sur les 2 derniers albums.

Yves, guitariste lui-même, utilise souvent son instrument en chantant mais il a toujours su s’entourer de musiciens de haute qualité, que ce soit pour les enregistrements ou les concerts importants, ce qui ne l’empêche pas d’apporter un soin jaloux au choix de son accompagnant pour des manifestations plus conviviales.

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Marc Bargero

 

“ON SE DEMANDE” : UN ALBUM A DÉCOUVRIR

Et c’est, outre sa fidèle guitare, en piano-voix que nous retrouvons notre ami et le pianiste ne nous est pas d’avantage inconnu.

C’est Alain Régerat que nous connaissons surtout comme pianiste de jazz. Mais s’il excelle dans cette discipline, on sait qu’il a plus d’une corde à sa harpe et comme les chansons d’Yves sont souvent “jazzy”, ça devrait “le faire”, comme on dit.

Et “ça le fait” ! En commençant par une bossa de sa composition, “On aime la musique”, parfait échantillon des chansons de cet  artiste qui sait si bien allier poésie, fraîcheur et humour. La seconde, “Lui plaire encore”», est une “chanson d’amour ” si on met de côté l’autodérision et l’ironie dont elle est cousue tout du long.  Une chanson à retrouver également ICI sur youtube.

 C’est celle qui débute l’album “Patchwork”sorti en 2010. J’avoue bien volontiers que je “l’attendais au virage”, la guitare Manouche de Marc Bargero m’ayant semblé inséparable de cette chanson, par la couleur qu’elle lui apportait. Mission accomplie pour le nouvel arrangement d’Yves et pour Alain Régerat. Le piano d’Alain a su prendre sa place, comme d’ailleurs dans la bossa qui précédait.

Dans l’annonce que j’ai reçue et qui m’a attiré jusqu’ici, en dépit des injonctions alarmantes de M. Météo, le spectacle s’intitulait : « On se demande », titre du dernier album d’Yves, sorti en 2016 et salué, à sa sortie par un bel article de l’ami Michel Kemper sur le site NOSENCHANTEURS à lire ICI .

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De gauche à droite Yves-Vessière, Ludovic Legros et Marc Bargero au Pianocktail

 

AVEC IRONIE, HUMOUR ET DÉRISION

Je dis un bel article car il résume à peu près tout ce que je pense de l’artiste Yves Vessière. Et de ses chansons et de la place qu’elles devraient occuper, avec bien d’autres, si l’espace médiatique qui permet d’accéder à un public plus large n’était confisqué par les promoteurs de choses insignifiantes quand ce ne sont pas des insanités ordurières empilées en vrac dans un emballage bruyant, baptisées rapidement “rap” pour décrocher trois “victoires de la musique” le même soir : ce qui a, quand même déclenché une pétition pour réclamer leur retrait .A suivre…

Donc notre soirée s’intitule “On se Demande” et, si à notre grand plaisir, elle est majoritairement tournée vers les chansons de cet excellent album (écoutable et achetable sur son site . Yves, comme à l’accoutumée, ne s’interdit pas de nous emmener en promenade dans ses précédents albums  tels “Patchwork” en 2010 ou ” Chansons d’autres étés” en 2000, par exemple

 Yves Vessière n’est pas tombé de la dernière averse. Et l’on a plaisir à visiter ou revisiter ses œuvres antérieures, d’autant que sa maturité d’auteur est constamment consolidée par une fréquentation régulière et gourmande de la littérature, poétique entre autres.

Son regard lucide et attentif sur le monde et la société, ajouté au soin qu’il apporte à chacune de ses chansons (texte, équilibre, mélodie, arrangements) en fait, depuis longtemps des sortes de madeleines qu’on aime à retrouver périodiquement et savourer.

On n’est jamais menacé de monotonie ou d’ennui, avec cet homme. L’ironie, l’humour, la dérision peuvent tout à fait venir “dédramatiser ” une histoire qui pourrait paraître un peu sombre,  telle cette chanson qui pourrait  évoquer des parfums de Chelon et de Brel, sans ce sourire en coin … dans “Rue des soubrettes” à retrouver ICI sur youtube.  

 

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CHAQUE ALBUM PLUS RICHE QUE LE PRÉCÉDENT

Chaque chanson est une entité complètement différente de la précédente, avec ce que Jean Anglade appelle “une grande variété d’inspiration, qui passe de l’humour à la poésie, de la gravité à la tendresse, jonglant avec les mots, métissant les musiques (Jazz, tango, bossa, valse)”.

Il y a toujours un brin de sérieux dans les chansons d’Yves Vessière, même si elles sont délibérément drôles. A chacun d’aller le chercher et d’en tirer la substantifique moelle, au milieu de propos malicieux et sur une musique qui peut sembler primesautière … comme dans “La pomme de terre” à savourer ICI sur youtube.

En 2000, à la sortie de son album “Chansons d’autres étés”, la revue “Chorus, Les cahiers de la chanson” saluait l’artiste et ses musiciens par un beau coup de chapeau. Et on peut dire qu’à Chorus, ils en connaissaient un rayon en matière de chanson francophone.

Pour ma part, bien qu’amateur des chansons d’Yves Vessière depuis longtemps, je ne puis m’empêcher de trouver chaque album plus riche que le précédent, impression dont je ne saurais, bien sûr, certifier la totale objectivité. Et le dernier né des albums d’Yves n’échappe pas à cette “règle” toute personnelle.

Au total, les chansons ne sont ni plus graves ni plus drôles que dans “Patchwork”, par exemple mais peut-être certains sujets abordés sont-ils devenus plus préoccupants qu’ils ne l’étaient déjà et l’art déployé à nous permettre malgré tout d’en sourire (même jaune), me semble-t-il encore plus habile. En somme plus abouti, qu’il s’agisse des propres textes d’Yves ou de ceux  empruntés à des auteurs amis (Bernard Martin, “Vrai fils de la nation”) ou à des auteurs ou écrivains connus tels Jean Richepin, René Fallet, Raymond Devos.

Mais si la première chanson de l’album donne le ton de la dégradation des problèmes sociaux, elle est compensée par une instillation d’espoir dans les refrains .. avec “On se demande”. A découvrir ICI sur youtube.

Yves Vessiere avec Alain Regerat au piano

 

DES CHANSONS AUSSI RÉCRÉATIVES QU’INTERROGATIVES

Dès que l’on sort de la chanson purement bucolique ou de la chansonnette d’amour, certains ne peuvent retenir la question récurrente qu’on a entendue un nombre incalculable de fois pour bien d’autres artistes : Yves Vessière est-il un “chanteur engagé” ?

Certains artistes ayant usé et abusé de cette appellation, il a été plus facile pour une génération plus timorée de la “ringardiser”, au point que l’adjectif “engagé” puisse paraître ridicule, voire handicapant aujourd’hui.

Personnellement, je ne vois aucun inconvénient à considérer comme tel un artiste qui donne à tout ou partie de ses chansons un contenu “signifiant” : au sens où ce mot est le contraire “d’insignifiant” et qu’aujourd’hui les problèmes du monde ou simplement du pays, qu’ils soient sociaux ou sociétaux méritent bien quelques chansons … forme sous laquelle, résumés et condensés, ils s’impriment plus facilement dans les consciences, ce qui est un début.

Les chansons d’Yves Vessière, de ce point de vue, récréatives autant qu’interrogatives, s’inscrivent dans la ligne de Frasiak, Bobin, Lavilliers, Utgé-Royo, Chelon, Tachan, Jamait, Leprest, Boutet et bien d’autres, sans parler de leurs grands aînés.

La seule exigence qui leur est alors imposée, hormis de demeurer intéressants, ce qui est un minimum, est de rester cohérents avec eux-mêmes, ce qui n’est pas forcément évident, surtout si le succès survient.

En conclusion, nous avons passé une belle soirée à La Fabrique Poïein, retrouvé avec grand plaisir un Yves Vessière toujours aussi attachant et qui, de surcroît a gagné son pari : adapter ses mélodies à l’accompagnement piano grâce à la complicité d’Alain Régerat.

Nous avons découvert un nouveau lieu de rendez-vous artistique fort accueillant qui n’aurait besoin que d’un petit “habillage mural” pour être parfait et complètement “photogénique”.

TEXTE Henry TILLY

PHOTOS FRANÇOISE ET HENRY TILLY

SITE D’ YVES VESSIÈRE, un homme qui chante

 

 

 

 

 

 

 

 

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“ICH BEKUM A AFF” : VOLTZ-SIEFFERT, COUSINS DE DEVOS ET DESPROGES

“Pas croyable !” “J’hallucine !”, Complétement dingue !”. Ainsi peut se traduire “Ich bekum a Aff”, le spectacle vivement applaudi vendredi 2 février à l’Orgestubb de Pfaffenhoffen.

Face au public le comédien-humoriste-chanteur Christophe Voltz et son compère Gaël Sieffert, lauréat du concours D’Stimme 2017 organisé par l’OLCA (Office pour la Langue et les Cultures d’Alsace et de Moselle) et France-Bleu Elsass.

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Un spectacle filmé en vue d’un reportage dans l’émission RUND UM de FR3 Alsace

D’emblée une précision s’impose : le spectacle “Ich bekum a Aff” est synonyme de renaissance.

En effet, dès les années 2004, Christophe Voltz s’était lancé dans cette aventure scénique nourrie de ses chroniques humoristiques en alsacien diffusées sur  RFM Strasbourg. D’où diverses représentations : Caveau du Scala; Illiade; Festival Clair de Nuit; Café-théâtre Le Kafteur, etc.

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UN TANDEM D’EFFICACES COMPLICES

Évidemment, le ton et l’esprit de la version 2018 sont toujours fidèles à ses origines … grâce aux fameux monologues plein de bon sens et d’humour.

La nouveauté, c’est qu’au fil des années, la formule s’est enrichie avec les chansons de Christophe Voltz et depuis 2010 avec la participation du chanteur Gaël Sieffert.

Les deux complices ont multiplié expériences et projets, entre l’Alsace avec l’Atelier Voix du Sud organisé par le Ville de Strasbourg et Astaffort pour la création de “La Nuit d’Encontre” : intense aventure d’une dizaine de jours de création multirégionale réunissant langues de Bretagne, de la Réunion, d’Occitanie, de Corse et … d’Alsace !

Mais ce n’est pas pour autant que le tandem Voltz-Sieffert a abandonné  “Ich bekum a Aff” que j’ai eu le plaisir de découvrir en mai 2017 au Petit Théâtre d’Epfig. J’avais alors été bluffé par ces deux artistes d’une nouvelle scène alsacienne aussi talentueuse que décomplexée, en espérant que ce spectacle retienne l’attention d’espaces culturels en Alsace mais aussi ailleurs dans le monde, sous l’égide de l’Union Internationale des Alsaciens.

La détermination de Christophe Voltz (également parolier des chansons alsaciennes de Gaël Sieffert) a retenu l’attention de Jacques Schleef à l’origine du Festival Summerlied et du Club Perspectives Alsaciennes.

C’est lui qui est à l’origine de la soirée organisée à l’Orgelstubb, dans le logique prolongement d’un spectacle à domicile ayant permis à plusieurs professionnels de savourer la nouvelle version de “Ich bekum a Aff”.

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ENTRE MONOLOGUES ET CHANSONS

Débuté par Gaël Sieffert seul à la guitare pour la chanson “Schall”, le spectacle se poursuivra, ce soir-là à l’Orgelstubb, sans temps mort avec un Votz des plus à l’aise pour raconter des tranches de vie, évoquer des situations aussi inattendues que réalistes.

Et c’est avec une déconcertante facilité qu’il se glisse dans la peau d’une vieille dame dans une file d’attente à la caisse du supermarché … d’un vampire pas comme les autres … d’un nostalgique de Goldorak, Candy et Cap’tain Flam … d’une famille oubliant la grand-mère sur l’aire de stationnement d’une grande surface, ….  et la liste est très loin d’être exhaustive !

Avec Voltz on en sait enfin un peu plus sur le fameux Cac 40 devenu “Drack 40″ … et aussi sur ce qui vous attend en prenant l’ascenseur en ayant trop bu et que les gendarmes viennent vous contrôler …

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DU CÔTÉ DE DESPROGES ET DEVOS

Attention ! “Ich bekum a Aff” n’a rien à voir avec un enchainement de “blagues alsaciennes”.

Ici on navigue dans un autre univers, dans un registre à la fois plein de bon sens et d’illogisme. En l’occurrence deux repères de  “La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède”, la célèbre émission télévisée de Pierre Desproges déclinée en 98 épisodes au début des années 80.

Assurément une référence pour Christophe Voltz qui affiche avec tout autant de spontanéité son admiration pour un autre magicien des mots : Raymond Devos. Avec une différence taille tout de même : ce spectacle est irrigué avec talent par la maîtrise, la virtuosité de la langue alsacienne par Christophe Voltz.

“Besserwisser”, “Volonté”, “Courant d’air”, “Racing”, “Agence de voyage”, “Wym em Wawe”,” “Frigo”, 14 Kinder”, “Fahne”, Cuisine”, “Strasbourg” : autant de titres de monologues qui font mouche. Qui suscitent rires et fous-rires, qui font réfléchir aussi….

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DE QUOI ENVISAGER UN ALBUM …

 Que dire de plus avoir situé l’historique de ce spectacle présenté vendredi 2 février dans une version de près d’une heure 45 minutes entre monologues, sketches et chansons ?

Les grandes bizarreries et petits travers de notre société évoquées par Voltz ne sont pas les seuls atouts de “Ich bekum aAff”. Les chansons interprétées seul par Gaël Sieffert  (Schall; E Weij; Ussenwendi) ou avec Christophe Voltz (Mamama; Sterne) offrent une couleur tout à fait particulière au spectacle à soutenir, à faire connaître.

Une autre manière d’exprimer en alsacien des sensations et des émotions aussi. De là à espérer que les deux compères enregistrent leurs chansons, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement.

Texte et photos ALBERT WEBER

ICH BEKUMM A AFF : Médiathèque de Hangenbieten (7 avril) et Théâtre de la Choucrouterie, Strasbourg (16 juin).

                         Texte du monologue ” Besserwisser”

Horrische Geud,

Di wo net wesse

Wesse net

Dass di wo alles wesse

Net alles wesse

Awer

Di wo mahne alles richtich ze wesse

Profedere fun dähne wi net wesse

Und gähn’ne ze glaüwe

Dass sie alles wesse

Un zälli glaüwe’s dahn

Dahn die wo net wesse

Glaüwe alles

Di sehn b’stimt sicher

Dass di wo alles wesse

Alles wesse

Awer mer kahn jo net alles wesse

Die wo mahne alles richtich ze wesse

Sähn net

Dass mer net alles richtich wesse kahn

Und die wo net wesse

Die wuche dess aü ne sähn

De richtich mittelpung’t

Ech ze wesse

Dass m’r net alles wesse kahn

Und aü wesse

Dass di wo meine alles ze wesse

E glaner wesse hahn !

Ich Bekumm a Aff !VOLZ CHOUC

 

 

BIG BAND BISCHHEIM : QUAND SE CROISENT FRANCK SINATRA, BILLIE PAUL, LIZA MINNELLI ET CORINNE GUTH

Ambiance assurée deux fois d’affilée au Cheval Blanc de Bischheim pour un concert mené tambour battant par le BBB et la chanteuse-comédienne Corinne Guth.

BBB ? Tout simplement le Big Band Bischheim dont le rendez-vous annuel aura été synonyme de (très) belles surprises savourées par les mélomanes venus en (très) grand nombre.

 

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ACCENTS JAZZY POUR PROKOVIEV

C’est entre refrains classiques et mélodies jazzy que le BBB s’est donné à fond dans cette manifestation menée à bien avec le soutien de l’Agence Culturelle d’Alsace et dédiée au tromboniste Jean-Pierre Bergmiller disparu le 25 juin 2017.   

Retenir l’attention d’un public fidèle tout en se renouvelant : pari relevé avec brio par le BBB qui a notamment mis en valeur le talent d’une convaincante Corinne Guth en qualité de récitante du célèbre “Pierre et le loup”.

Oui, c’est le conte musical pour enfants de Sergueï Prokofiev qui a offert une couleur tout à fait particulière à la première partie du concert débutée par “Ainsi parlait Zarahustra” de Richard Strauss.

C’est en se glissant dans la peau de la narratrice du fameux poème symphonique que Corinne Guth a marqué le début de soirée : un rôle assuré avec efficacité qui aura judicieusement mis en relief nombre d’instruments du BBB. Une initiative d’autant plus intéressante que cette version de “Pierre et le loup” a été proposée dans un registre jazzy sur des arrangement signés Oliver Nelson.

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UNE ÉVIDENTE INTENSITÉ VOCALE

En seconde partie, la participation de Corinne Guth a mis en évidence son talent de chanteuse. Et ici en l’occurrence celui d’interprète d’incontournables standards tels que “The best is yet to come”, “Me ans Mrs Jones” et “New-York, New-York” : trois titres qui évoquent immédiatement Franck Sinatra, Billie Paul et Liza Minelli.

Reprendre de tels refrains peut se révéler problématique si on ne dispose pas d’une voix adaptée à la puissance mais aussi à l’émotion qui en découlent. Il faut à la fois du coffre, du souffle, … en somme une évidente intensité vocale tout en s’aventurant dans un univers plus nuancé avec la reprise du tube de Billie Paul.

Autant de repères auxquels Corinne Guth a offert une talentueuse réponse entre énergie et douceur, en compagnie des musiciens du BBB sous la direction de Sylvain Dedenon, également à l’origine des arrangements des titres repris par elle.

Reste le souvenir d’une soirée synonyme d’entraînantes escapades musicales dans des univers fort variés entre Mozart, Bach et même Bernstein pour l’inoubliable “West Side Story” … sans oublier “Garaje gato”, endiablée salsa finale créée par  Gordon Goodwin.

TEXTE ET PHOTOS ALBERT WEBER

En savoir plus sur Corinne Guth via sa page Facebook et celle de Corinne et les Voyageurs officiel

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CONCOURS D’STIMME 2 : LES 10 LAURÉATS ALSACIENS SERONT 11 !

Le jury du concours de chanson en alsacien et platt s’est réuni ce jeudi 18 janvier 2018 dans les locaux de France Bleu Elsass pour choisir les dix lauréats de la 2e édition de d’Stimme du concours de chanson en alsacien et en platt.

 

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LA SÉLECTION AURA ÉTÉ LONGUE ET COMPLIQUÉE

Ils étaient 26 inscrits cette année contre 37 inscrits pour la 12ère édition.

Pour écouter les chansons, les noter et en débattre, il aura fallu 4 heures au jury composé d’artistes et de professionnels comme Matskat, Gaël Sieffert (gagnant de la 1ere édition de d’Stimme), Cathy Bernecker, Albert Weber (journaliste), Pierre Schott, Isabelle Schoepfer (directrice de l‘Office pour la Langue et les Cultures d’Alsace et de Moselle (OLCA), Sylvie Bagnuls (représentante d’Orange)

Les concurrents sélectionnés poursuivront l’aventure de d’Stimme par un enregistrement de leur chanson dans les studios de France Bleu Alsace début février : une initiative menée à bien, comme pour la 1ère édition, par Matskat et ses complices musiciens.

Les chansons seront soumises au vote du public au courant du mois de mars sur le site internet de France Bleu. Les trois finalistes pourront se produire sur la scène des Tanzmatten à Sélestat, soirée où sera annoncé LE grand gagnant.

La sélection aura été longue et compliquée. Il ressort qu’au final ce seront 11 candidats qui poursuivront l’aventure de d’Stimme, les deux derniers étant arrivés ex aequo. Les 11 onze lauréats sont

  • Cadillac Lilou (Aurélie Diemer)
  • Katia Criqui
  • Julien Hachemi
  • Mister Lucky (Luc Lemenu)
  • Patrick Osowieki
  • Paddy K. (Patrick Kawski)
  • Serge Rieger
  • Arnaud Rosfelder
  • Stichling (Joseph Spinali)
  • Gilbert Troendlé
  • Christophe Voltz

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UN CONCOURS ORGANISÉ PAR FRANCE BLEU ELSASS ET L’OLCA

Les lauréats feront l’objet d’une médiatisation sur les ondes de FRANCE BLEU ELSASS ET AUSSI FRANCE BLEU ALSACE ET FRANCE 3 ALSACE.

La finale de la 1ère édition a été organisée samedi 10 juin à Sélestat aux Tanzmatten à Sélestat devant une salle comble : un sacré événement pour qui s’intéresse à la chanson alsacienne. Et plus globalement à la culture alsacienne dont la chanson est (évidemment) une des facettes les plus populaires).

D’où l’importance de la médiatisation de la chanson alsacienne grâce à ce concours à l’heure où l’Alsace se retrouve intégrée dans un Grand Est en compagnie de la Lorraine, de la Champagne et des Ardennes. En découlent diverses remises en question de la place de l’Alsace dans ce vaste puzzle, dont l’Appel des 100 lancé par quatre associations  : l’Initiative citoyenne alsacienne, Culture & Bilinguisme, le Club Perspectives alsaciennes et Avenir Région d’Europe. Cet “Appel pour une nouvelle Région Alsace ” réunit une centaine de personnalités alsaciennes du monde de la culture (dont plusieurs du monde de la chanson d’Alsace), de l’économie, des sciences, du droit, du sport, etc.

Ce concours est organisé par France Bleu Elsass et l’OLCA avec le partenariat du Crédit Mutuel, d’Orange, Café Reck, la SACEM, les Tanzmatten, la Ville de Sélestat et France 3 Alsace.

 

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ÉVITER D’ENFERMER LA CHANSON ALSACIENNE DANS UN GHETTO

Dans cet article consacré à la 2ème édition de D’Stime, pas question de se lancer dans de longues considérations sur le Grand Est mais tout simplement de se réjouir avec force de l’existence  et de la reconduction d’un tel concours si intensément enraciné dans l’identité alsacienne.

Car il est évident que culture et identité ont trop souvent méprisées/reniées/anesthésiés  par la France et l’Allemagne qui ont tenté de la mettre au pas, voire de l’étouffer définitivement au gré d’une tragique Histoire synonyme de perpétuelles tentatives d’assimilation forcée.

D’où l’importance d’un tel événement artistique. Car il contredit avec professionnalisme les oiseaux de mauvaise augure (et de mauvaise foi) qui se complaisent à ringardiser et à sous-estimer la détermination de ceux qui chantent en alsacien.

Reste qu’un plus grande programmation de chansons alsaciennes serait assurément la bienvenue sur la webradio France Bleu Elsass qui diffuse aussi nombre de chansons françaises, anglaises et également allemandes … plutôt du genre Schlager que dans le registre de Reinhardt Mey ou Hannes Wader par exemple.

La grande diversité des chansons alsaciennes enregistrée au fil des décennies dans les registres les plus variées mérite sans aucun doute une mise en évidence grandissante sur France Bleu Elsass.

Les lauréats sélectionnés pour ce 2ème concours bénéficieront d’une médiatisation sur la webradio ET AUSSI sur France Bleu Alsace : une excellente décision prise par Hervé de Haro, directeur de deux stations. Cela évitera une regrettable forme de ghettoïsation pour les 11 lauréats de cette nouvelle édition dont les chansons sont destinées AU GRAND PUBLIC D’ALSACE.

Albert WEBER

VOIR ICI UNE VIDÉO DU JURY

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BARBARA ENTRE PLUME ET PINCEAU AVEC CLAUDE FÈVRE, HÉRAN ET LAURENT VIEL

Tout ou presque a évidemment été dit et écrit sur Barbara décédée le 24 novembre 1997. S’il est évident que nombre de livres ont paru à l’occasion du 20ème anniversaire de sa disparition, il en est un qui me tient particulièrement à cœur à double titre. Explications.

 Certes, j’en connais l’une des signatures, mais j’ai surtout envie de vous parler de ce livre de 96 pages car il est assurément très différent de la bonne vingtaine d’ouvrages consacrés au cours de l’année 2017 à la “dame en noir”.

A vrai dire, il faudrait nuancer cette expression qui lui colle tant à la peau, comme l’écrit Calogero dans sa préface : “Je me suis rendu compte que son univers n’était pas si sombre, qu’il y avait de la lumière dans Barbara. Celle qu’on appelle “la dame en noir” est pour moi un puissant soleil. C’est lumineux le noir, c’est ma couleur préférée”.

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UN LIVRE TRÈS PERSONNEL ENTRE ANECDOTES ET CONFIDENCES

Premier constat : ce livre ne se résume pas à une série de coups de projecteurs sur la vie et sur l’œuvre de Barbara. Les textes de Claude Fèvre en disent long – entre anecdotes et confidences – sur sa propre approche, voire appropriation des thèmes distillés au gré des chansons qui sont mises en images, page après page, par le dessinateur Jean-Marc Héran.

Idem pour le comédien-chanteur Laurent Viel qui éclaire, lui aussi, de touches très personnelles Babara. D’autant plus qu’il lui a déjà consacré un spectacle … ce qui est d’ailleurs également le cas de Claude Fèvre, intense passionnée d’une artiste à laquelle elle donne vie avec une passion communicative.

Chacune des 43 chansons mise en valeur (un texte et un dessin sur chaque double page), c’est en quelque sorte un chapitre de la vie de Barbara qui nous est offert.

Mais attention, ici pas de morne et fastidieuse chronologie mais une série d’arrêts sur image sur des tranches de vie : autant d’instants vécus au gré des rencontres, séparations, retrouvailles, projets et voyages, concerts et moments de solitude aussi.

 

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LOIN D’UNE CATÉGORIE RÉSERVÉE À L’ÉLITE INTELLECTUELLE

Bien plus qu’un livre sur Barbara, c’est à mon sens un ouvrage sur une certaine époque d’une chanson française exigeante et pourtant de plus en plus ouverte et appréciée par le grand public, et pas seulement pour “L’aigle noir” !

Claude Fèvre – dont les lectures musicales mettent notamment en relief les fameuses mémoires interrompus de Barbara – connait assurément TRÈS bien les multiples facettes de la chanteuse.

De là à consacrer une page à la chanson créée sur scène par Claude François (mais oui !), il y a un pas franchi allègrement à propos de “Même si tu revenais” … en lançant diverses passerelles entre Barbara et Johnny Hallyday, Jean-Jacques Debout, Julien Clerc, Régine, France Gall, Serge Gainsbourg,, Sylvie Vartan, etc.

“On la verra souvent à la télévision se prêter à des duos” raconte Claude Fèvre en précisant : “Barbaba aimait cette chanson, ces “variétés”, ces rengaines. Elle aimait ce monde de paillettes, de strass… celui de la rive droite, du “miousic hall” comme elle l’écrit dans ses Mémoires, celui de la déferlante yé-yé qui dévore tout au moment où elle émerge avec ses propres chansons. C’était là son premier rêve d’adolescente”.

D’où ce constat qui en dit long sur l’inconfortable situation de Barbara vécue/subie en permanence dans le “monde de la chanson” : “Elle ne cessera jamais de s’opposer au portrait que l’on fait d’elle et qui l’enferme dans une catégorie réservée à l’élite intellectuelle”.

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Un dessin qui tient particulièrement à cœur à Jean-Marc Héran avec clin d’oeil à Cabu

 

 APRÈS BRASSENS, RENAUD, BREL ET JOHNNY

Un mot enfin sur l’originale collection “Plume & Pinceau” dirigée par Jean-Marc Heran.

En effet, il avait déjà consacré le même type de publication à Brassens en 2013 avec Jean-Paul Sermonte; Renaud en 2014 avec Baptiste Vignol puis  Brel avec Bruno Brel. Et enfin en 2015 Johnny Hallyday avec Michel Kemper, créateur du site Nos enchanteurs, le quotidien de la chanson.  Un site dont Claude Fèvre fut une des signatures avant de fonder Chanter, c’est lancer des balles.

Et dire que ce livre sur Barbara a failli ne pas être publié puisque les Éditions Carpentier ont déposé le bilan fin 2016 juste avant sa sortie !

Il faudra attendre cette année 2017 pour que sous l’impulsion d’Olivier Wright, responsable des éditions Ramsay, la société EDIGROUP crée la marque d’édition Plume&Pinceau !

Son pari ? Rééditer les précédents albums et continuer la défunte collection “Chansons à la plume et au pinceau” en l’élargissant, à terme, à d’autres domaines que la chanson (théâtre, cinéma…).

Mission accomplie avec brio en faveur de Barbara.

Reste une interrogation : et qui sera donc le (la) prochain(e) artiste sur la liste de Jean-Marc Héran ?

 Albert WEBER

Plume&Pinceau, le site de Jean-Marc Heran

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CÉLINE FAUCHER-CHRISTINE LAVILLE : INTENSES “FÉMININE(S) A L’ARTHÉ-CAFÉ

Coïncidence amusante : c’est, à deux jours près, la même date en 2016 qui nous réunissait, dimanche 5 novembre 2017, à l’Arthé-Café, à la fois pour un concert et pour l’anniversaire d’Eric Frasiak.

Arthé-Café 05 11 17 De G. à D. Christine Laville, Céline Faucher. Ph. E. André
Christine Laville et Céline Faucher (Photo E. André)

 

 AVEC L’ACCORDÉONISTE STÉPHANE PLOUVIN

Cette fois, chez Maï et Marc Usclade – toujours perchés près du point culminant des Combrailles qui est la Roche Sauterre à 977 m – nous ne sommes pas menacés par une tempête de neige comme celle qui nous contraignit à dormir sur place. Sans problème puisque le café-théâtre est aussi une auberge.

Ce soir, nous retrouvons, bien loin de chez elle, une de mes Québécoises préférées : Céline Faucher, déjà vue ici en 2013 avec Steve Normandin (accordéon et piano) pour “Gens du Québec”, puis en 2015 déjà avec sa complice, la Parisienne Christine Laville, présente ce soir.

Le duo m’avait laissé sur une forte impression cette première fois avec le spectacle “Féminines”, succession judicieuse de morceaux choisis écrits et créés par des femmes : Barbara, Diane Dufresne, Pauline Julien, Véronique Samson, Anne Sylvestre, Clémence Desrochers, Michèle Bernard, Véronique Pestel, Catherine Ringer etc.

Ce soir l’enjeu est d’autant plus costaud que c’est le même récital qui nous est présenté, du moins sous le même titre, avec, cette fois, l’accordéoniste Stéphane Plouvin en accompagnant.

Céline presque soliste. Christine en soutien Ph. E. André
Christine Laville et Céline Faucher (Photo E. André)

 

RÉPERTOIRE ENTRE NOSTALGIE, SATIRE, HUMOUR ET MILITANTISME

Il est maintenant 17 heures. L’Arthé est déjà bien garni de spectateurs et il en arrive encore quelques uns car les “aficionados” viennent parfois d’assez loin pour “communier” , le mot est à peine trop fort, dans la chanson francophone.

Sans qu’il soit besoin de brigadier pour frapper les trois coups, nos trois artistes s’installent en scène et, comme ça se fait souvent, entament la première chanson : “Cendrillon au coton” (Diane Dufresne/ Marie Bernard).

Suivent trois autres chansons avant adresse au public et présentation du trio et on a déjà compris : si le titre du spectacle est inchangé, le contenu de “Féminine(s)” a été complètement renouvelé.

Il s’agit toujours, évidemment, de chansons écrites et créées par des femmes, voire “féministes” mais qu’elles soient nostalgiques, humoristiques, satiriques ou même militantes, elles sont toujours nimbées d’une grande poésie.

Et l’interprétation qu’en donne notre duo de chanteuses, traduit leur proximité de pensée avec les auteures tant elles savent « habiter » ces chansons, se les approprier.

Ah! les 3èmes mi-temps de l'Arthé-Café- Marc Usclade au Sax, stéphane Plouvin Accordéon. A G. Maï Usclade. Ph. E. André
3eme-mi-temps à L’Arthé-Café avec Marc Usclade au saxophone

 

AUTHENTIQUE “CHANSON DE PROXIMITÉ”

 Pas moins de 24 titres nous seront “servis” au cours de ce généreux spectacle coupé d’un entracte de 15 minutes. Si je dis “servis”, c’est à dessein !

Car la qualité de ce duo de voix, formées au lyrique, maintenant délicieusement complices, se donnant mutuellement le contrechant en alternance, avec une facilité (apparente) déconcertante, jouant de leur maîtrise vocale et de leurs larges tessitures respectives, porte ces textes et ces mélodies comme des écrins présentant des joyaux.

Des joyaux, oui, on peut le dire et c’est précisément dans ces “joailleries” modestes comme l’Arthé-Café en est l’exemple, que l’on peut apprécier encore mieux ces perles de ce que Michel Trihoreau appelle “chanson de proximité”.

Car l’auditoire est totalement attentif, ne perd pas une syllabe ni une harmonie et montre, par sa qualité d’écoute, à quel point le mot “communion” , cité plus haut, n’a rien d’exagéré. Qu’on ne s’y trompe pas, il ne s’agit en rien de vaine adoration.

Ce public est autant libre et potentiellement critique qu’il est attentif. Mais ce soir, il est conquis, sous le charme de ces textes magnifiques, portés par des arrangements musicaux ciselés, le tout servi par des interprètes brillantes mais pas seulement car porteuses chaque fois d’une émotion totalement contagieuse, propre à “scotcher” un auditoire et je dois avouer que j’ai succombé…..comme les autres.

Il serait bien injuste de ne pas saluer la performance de Stéphane Plouvin, accordéoniste tout en nuances et en sensibilité, d’une discrétion totale alors qu’on le sent, paradoxalement, indispensable. Un vrai talent !

Et pourtant, il est resté totalement silencieux quand Céline et Christine, aux rappels, ont interprété, dans un “a capella” superbe la dernière chanson : “Ma révérence” (Véronique Sanson).

Comme aurait dit M. de la Palice, peut-être y aurions-nous eu droit d’entrée de jeu si elles avaient opté pour entrer en scène, à la manière de Gilles Vigneault, en s’écriant : “Bon ! Les rappels tout de suite !”.

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Artistes, responsables de la salle et public en chœur pour le final (Photo Babette)

Plus d’infos  ICI  sur le duo Céline Faucher-Christine Laville

 TEXTE HENRY TILLY

PHOTOS BABETTE, LUC FERLAND ET E. ANDRÉ

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6ème HOPL’AWARDS A STRASBOURG : GAËL, CHRISTOPHE, CHRISTEL, LÉOPOLDINE, ISABELLE ET LES AUTRES …

La 6ème édition des Hopl’Awards s’est déroulée samedi 21 octobre à la Cité de la Musique et de la Danse à Strasbourg sous l’égide du mensuel COZE, “l’agenda culturel alsacien”.

Chaleureuses félicitations à Gaël  Sieffert ET Christophe Voltz dont le Vostok Project est lauréat dans la catégorie USS’M ELSASS.

Cette catégorie était présentée par COZE en collaboration avec l’Office pour la Langue et les Cultures d’Alsace et de Moselle (OLCA) dont la directrice Isabelle Schoffper a pris la parole lors de la remise de ce prix marquée par l’interprétation de trois chansons en alsacien (paroles Christophe Voltz, musiques Gaël Sieffert) …

… par celui qui est aussi le lauréat de la première édition du concours D’Stimme (Les Voix) lancé par France Bleu Elsass et L’OLCA.

 

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Quelques réflexions s’imposent à l’issue de cette 6ème édition présentée par Julien Lafargue, directeur de publication de COZE et Pierre Nuss, animateur de Radio Bleu Elsass.

Je regrette que Christophe Voltz, parolier et complice de longue date de Gaël Sieffert, n’ait pas été invité à venir sur scène lors de la remise de ce prix attribué non pas à Gaël Siffert (comme mentionné encore aujourd’hui sur le site de COZE) mais bel et bien au VOSTOCK PROJET. Une absence toute aussi flagrante en découvrant la grande photo projetée en toile de fond sur la scène et montrant Gaël avec un de ses musiciens et non pas avec Christophe Voltz.

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CRÉATION D’UNE  CATÉGORIE “CHANSON ALSACIENNE” ?

Autre réflexion : comment départager trois finalistes aux expressions artistiques tellement différentes ?

Les trois finalistes annoncés étaient en effet Gaël Siffert, Gilles Chavanel/École de Cabaret Cactus et et le Théâtre du Lichtenberg !

 Pour y voir un peu plus clair dans le prochaine édition de cette initiative lancée par Coze et soutenue par l’OLCA, ne serait-il pas préférable d’envisager une catégorie regroupant des finalistes de la chanson alsacienne ?

Encore faut-il évidemment que chaque année soient mis sur le marché plusieurs albums susceptibles de figurer dans une telle cérémonie…

Et pourquoi ne pas créer aussi une catégorie mettant à l’honneur des artistes d’Alsace dont le parcours mérite d’être mis en évidence dans le cadre d’une telle cérémonie au ton décontracté ? La liste est assurément (très) longue …

Signalons aussi la présence de Léopoldine HH parmi les trois finalistes de la catégorie « Groupe/artiste solo de l’année» en compagnie des Garçons Trottoirs et de Ork qui l’a emporté …

… et de Christel Kern, directrice artistique du festival Claire e Nuit qui s’est retrouvé parmi les trois finalistes de l’événement culturel de l’année avec Pelpass Festival et la lauréat Au grès du jazz.

Et en guise de conclusion un regret de taille : l’absence de reconnaissance envers Isabelle Grussemeyer dont le nouveau CD ICH BIN DO est hélas passé totalement inaperçu dans cette remise de prix.
 
 
 

 PALMARÈS OFFICIEL DE L’ÉDITION 2017

Cette cérémonie officielle a réuni 500 personnes. En voici le palmarès officiel des Hopl’Awards 2017 paru sur le site de COZE.

Couverture –  COZE Magazine 2016/17 :
Coze mai  – Haze Kware

Dans Ton Casque – COZE Magazine 2016/17 :
Coze mars – Tribuman

Photo du mois – COZE Magazine 2016/17 :
Coze décembre – Floriane Havet

Affiche / Flyer Alsacien de l’année :
Wolfi Jazz 2017

Groupe / Artiste Solo Alsacien de l’année :
Ork

Révélation / Découverte Alsacienne de l’année :
Ok Coral

Evénement Culturel Alsacien de l’année :
Grès du Jazz 2017

Clip Musical Alsacien de l’année :
Adam and the Madams – Heroes (David Bowie)

Lieu Culturel Alsacien de l’année :
L’Espace 110 – Illzach

Production Audiovisuel Alsacien de l’année :
Lego Sheep (Brickfilm)

Spectacle Vivant Alsacien de l’année :

La nuit, le chien et le couteau – Cie Munstrum théâtre

->Üss’m Elsàss 2017 :
VOSTOK PROJET et pas seulement Gaël Sieffert mentionné dans le parlamès officiel

Hopl’Awards d’honneur :
Le Noumatrouff – 25 de la salle

Coup de pouce du jury :
Association Pelpass

TEXTE ET PHOTOS (PAR IPHONE) ALBERT WEBER